J'en ai bavé pour écrire ça moi T.T
Sa faisait des semaines que je trainais dessus xD
Mais bon allez il est là!
Enjoy and pliiz, comment!
^^
>Chapitre3<
L'histoire recommence.
Ou continue. Cela dépend du point de vue. J'aime à penser qu'elle ne s'était arrétée que pour prendre le temps d'une pause et de ce fait, redémarrer d'une façon merveilleuse.
J'aime à penser... Mais ce n'est pas un conte de fée. Et ça ne le sera jamais.
-On appelle ça la vie.-
Ma vie redémarrait donc avec attrait. Et pour ça, il ne m'avait fallu qu'une présence à mes cotés.
Celle d'une personne qui, je pensais, m'avait oubliée.
Il est grave comme il y a un gouffre entre la réalité et nos pensées.
-Nos vérités sont souvent non fondées-
Je crois faire un pas en avant vers le chemin, certes sinueux mais tellement plaisant, du bonheur.
Heureuse est encore un bien grand mot pour moi, on dira donc juste de moi que je suis joyeuse.
Joyeuse de passer un mois entier avec un ami perdu. Contente oui, heureuse, pas encore.
Synonimes? Pas pour moi, loin de là.
Je ne sais si je m'habituerai à tout ce luxe, mais je tenterai tant bien que mal.
-Il faut s'avoir
Faire des sacrifices
Pour ceux qu'on aime-
La voiture s'arréte devant un grand hotel. Devant, il y a foule. Des jeunes filles... Par centaines...
Ma mére m'embrasse et me sourit toute niaise. Je pense qu'elle, elle est heureuse.
Mais... Normalement c'est pas moi qui devrait être heureuse?
Qu'importe, les dés sont jetés.
Je sortis de la voiture et essayai de me rapprocher de la porte d'entrée. Mais parmi une foule, des cas à part, on en trouvera toujours. Laissez-moi donc vous expliquer.
"Pardon... Je voudrai passer!... S'il vous plait!...Excusez-moi"
Tout allait bien jusqu'à que LE cas à part ressente le besoin de se montrer.
"Tu te prends pour qui toi! Tu veux passer et on devrait se plier! On est plus bonnes que toi alors pourquoi c'est toi qui aurais le privilége d'aller visiter le lit des Kaulitz!"
D'abord je fus choquée par ces propos plus que "douteux".
Les mots "bonnes" et "lit" me restaient un peu dans la gorge. C'est qu'elle me prend pour une de ses semblables, le cas à part!
Et d'abord, je sais même pas c'est qui ces "Kaulitz" comme elle dit.
"Rectification: je suis pas bonne, moi! Je suis belle! T'es bonne si tu veux, mais me prends pas pour ton reflet! Je suis belle, et toi... oui toi t'es bonne...bonne à être conne!"
Elle ouvrit la bouche puis la referma.Ainsi de suite. Elle doit se demander si ce que je dis est vrai ou pas... Mon dieu, j'ai un poisson devant moi!
"Et puis, le lit, merci mais je suis pas SDF. J'ai donc MON lit qui m'attend bien sagement dans ma chambre."
Là, elle ferma définitivement sa bouche et me scruta stupidement, surement à la recherche d'une réplique made in pouffiasse land.
Mais le temps qu' l'info arrive à sa tête puis trouve son cerveau, il fallait encore un bon moment. Et du temps j'en manquais. J'étais venue ici pour rattraper le temps qui s'était arréter de couler, et j'avais vraiment hâte de le refaire passer.
Alors sans préliminaire, je la laissai choire là et me rapprochai à coups de coude de l'entrée principale.
Leur groupe doit marcher fort pour qu'il y ait autant de filles. Mais franchement, je les plains. Parce que pour avoir des groupies pareilles, ça doit pas être génial.
Soudain, quelqu'un me saisit par le bras.
Pétrifiée par l'idée qu'une pouff' m'ait touchée, je pivotai lentement sur moi même pour faire face à l'indésirable.
Quand chance me sourit, le hasard suit...
C'était une armoir à glace. Tiens, un sauveur.
"Mlle Calypso? Je suis chargé de vous emmener auprés de Monsieur Georg. Ne me rendez pas la tâche ardue je vous prie."
"Ce n'était pas mon attention voyons! Je suis toute oui =D"
Fendant telle le vent la foule compacte de centaines de filles, j'eus le plaisir de les faire rager profitant du sillage que traçait l'armoir à glace.
Regards meurtriers, injures et bousculades ne me loupérent pas. Mais qu'importe, la joie me faisait oublier...
Ce qui comptait c'est ce que j'allais retrouver.
Bientot, l'armoire à glace ouvrit la porte du hall, retenant tant bien que mal les groupies hystériques de rentrer dans LEUR hotel.
--'
Où va le monde?
-Loin...Très loin de ma réalité-
A la recherche d'une silhouette familiére, je pris le temps de réfléchir à mon futur comportement vis à vis de ces "stars".
J'suis pas là pour eux,
Alors à quoi bon leur plaire,
J'veux juste le voir lui!
Je le veux juste!
Les autres, on s'en tape!
-Pourquoi changer...-
"Calypsooo!!!!"
Brutalement je sortis de mes pensées. La voix qui m'appelait, c'est celle que je recherchais!
Quelqu'un debout droit devant moi m'adressait un magnifique sourire.
Joie de se réapproprier ce que l'on avait perdu...
A nouveau le temps se suspendit.
L'impression que tout flotte autour de soi, l'impression qu'on peut faire ce que l'on veut, sans que rien ne peut nous arréter.
Déjà la deuxiéme fois que je le voyais aprés je ne sais combien d'années. Et pourtant, je suis toujours émue de le voir.
Ce regard qu'il ne me reservait qu'à moi en des temps en anciens, j'avais le bonheur de me le réapproprier. POur moi...
Moi toute seule....
Ne brillant que pour moi, ne pétillant qu'à cause de moi, ne me regardant que moi.
Plaisir d'être quelqu'un d'important, je retrouve la place que je convoitais sur la planéte avant, le sens de ma vie.
J'analyse, détourne, contourne et observe la place de choix que je vais à nouveau occuper.
Sa soeur, l'amie de son coeur, celle pour qui il n'a aucune peur.
D'une façon dont j'ignore le pourquoi du comment, j'avais attéri dans ses bras, radieuse de voir que rien n'avait changé entre nous.
J'avais tort de penser qu'il m'avait oublié, qu'il m'avait remplacée...
"Bon on va pas rester là! J't'ai pas demandé de venir pour te montrer le hall de notre hotel!"
"Ah bon? J'pensais! =D"
"T'as pas du tout changer toi! Toujours autant ironique..."
"Nan réaliste ^^"
"Bah, écoute, j't'aime comme çà!"
Le coeur qui manque un battement, et la sensation de fondre toute seule.
C'est pas si mal aprés tout d'être venue. Le début du bonheur?
-Peut être...-
Georg nous emmena dans un ascenseur à cage doré. C'est beau, c'est luxueux, c'est "riche"...
Mais moi, j'suis pas riche.
Il remarqua vite ma géne et me prit dans ses bras.
Parfois il suffit d'un contact pour que tout s'arréte.
Et je restai là, dans ses bras jusqu'à que l'ascenseur se stoppe. Je me séparai de lui à regret mais lui sourit franchement.
"C'est bon de te revoir sourire ma Calypso. Je crois que c'est ce qui m'a le plus manqué!"
Je notais le "Ma". C'est comme ça qu'il me parlait avant... J'avais l'impression de plonger dans le passé, qu'il ne m'avait jamais abandonnée.
Alors les larmes me vinrent naturellement... perlant sur mes joues encore creuses du à l'anorexie.
"Calypso, pleure pas... Sinon les trois autres vont penser à une groupie hystérique. =)"
"Je m'en fiche de ce que pensent les autres. Tout ce qui compte pour moi, c'est ce que tu penses toi!"
Il essuya mes larmes de son pouce, me prit les épaules et me poussa devant une porte.
Je vais enfin découvrir ceux avec qui je vais devoir cohabiter pendant UN MOIS.
J'espére que ce sont pas des égocentriques, ni des balourds, ni des...
Bon, j'arréte, faut pas être pessimiste. Après tout, si Georg s'entend avec eux, il n'y a pas de raison à ce que je ne les aime pas...
Il ouvrit la porte, solenellement à mes yeux et m'incita à entrer.
Cependant, mes jambes refusaient de bouger, pétrifiées. Si jamais je bougeais, je m'effondrerai, j'en suis sûre.
Et je sais même pas pourquoi.
J'avais besoin d'aide.
-J'avais besoin d'ailes-
C'était un pas dans une salle, mais aussi un pas vers une nouvelle vie, sûre et certaine.
Cette boule au fond de mon ventre indiquait un avenir proche de changer du tout au tout. Et cela me rassurait guére. Il va m'arriver quoi?
Ca sera bien? Nul? Nan, j'veux pas savoir. J'suis bien là! Je reste là!
Comme un murmure, glacé comme du givre qui se faufile le long de ta colonne vertébrale, qui effleure ta joue , l'écorche au passage et brutalement, qui pénétre ton coeur.
C'est froid, ça brule, ça fait mal, ça fait peur...
J'ai pas confiance. Ce pas va me projeter loin, je le sais...
-Trop loin-
Mais où? Ca, je sais pas.
Mais je ne peux plus reculer, Georg m'attend toujours, et c'est pas le moment de le perdre à nouveau juste pour une sensation...
L'heure du changement a sonné.
Pour lui, je serai forte, pour lui, j'avancerai, pour lui, je le ferai.
Alors je fait ce foutu pas de merde qui m'annonce dans une salle luxueuse.
Je vois Georg sourire et me tendre la main.
Que je m'empresse de saisir, de peur d'être seule pour affronter cet avenir encore indécis.
La salle est éclairée, très même. J'entre, les yeux plissés par la lumiére qui m'aveugle.
Une immense baie vitrée se démarque devant moi, avec une vue assez impressionante sur tout Hamburg.
La piéce est meublée à la façon moderne mais le luxe y respire allégrement. Décrire tout serait une perte de temps, car à quoi bon. Cela ne me touche en rien et ce n'est pas mon monde.
-
Dans un avenir proche, si!-
Je remarque trois garçons éparpillés dans toute la piéce qui me regardent. Ils doivent me regarder depuis que les portes se sont ouvertes...
Premiére impression... Bonne? J'pense pas.
Ils doivent me prendre pour une fille schizo. Mais bon, quelle importance, je suis pas là pour eux.
Le silence commençait à me peser un peu et Georg ne bougeait pas d'un pouce.
--'
Je vais le faiiire....
Un simple bonjour annodin raisonna dans la piéce.
C'est le brun/androgyne qui m'a répondu.
"Ouais, b'jour!"
Sympa... Comme ça, sans me regarder, un bonjour légérement ironique.
Mais au moins, lui, il a daigné répondre parce que les deux autres, ils préférent ricaner dans leur coin.
Je sens que je vais m'plaire ici.
Je jetai un regard de reproche à Georg. Il me sourit innocement et partit s'asseoir à coté du brin qui m'avait répondu.
"Combien qu'elle tombe raide de moi d'ici ce soir?"
Je crois que j'ai du louper quelque chose là... Ce chuchotement, il venait d'où?
Mon regard se posa sur un dreadeux et un petit blond en train de se poiler...
Interressant...
"J'vous fais rire?"
Le dreadeux s'avança vers moi, tendant sa main.
"Non, tout un autre effet" répondit cette fameuse serpiére humaine en se tordant de rire sous sa propre remarque.
Je jetai un regard implorant à Georg. Ce sont des monstres, ses copains! Mais il était occupé à jouer avec le brun.
Alors quoi? Autant l'affronter ce petit effronté...
"Ahahaha, très drôle. T'as vu, j'suis morte de... pitié psss..." crachai-je.
"J'pourrai te faire mourir de tout autre chose si tu me rejoins ce soir"rétorqua Tom, un sourire pervers au coin des lévres, avant de continuer sur sa lancée."Mais en fait nan...T'es pas assez bien roulée pour moi... Désolée, mais du premier choix, ça ne prend que du premier choix"
"J'allais te le dire. J'suis sensée prendre ça à la blague?"
Mais c'est quoi cette serpillére humaine qui me fait du rentre-dedans!
Il était sur le point de me répondre mais un toussotement nous fit revenir à la réalité...
"Hum... Tom j'te présente Calypso..."
Je le toisai du regard. Son visage se décomposa puis déteint en une sorte de blanc plutôt inquiétant.
Le bouton était bloqué sur lecture, impossible de rembobiner, ce qui avait dit était dit et cela, Tom le savait aussi bien que moi.
Un malaise s'empara de la piéce, oui, il m'avait prit pour une simple groupie, mais maintenant ils devront assumer, surtout lui cette énergumaine qui me sous-estime.
Je ne savais plus ou me mettre, je ne me sentais pas à ma place, j'étais la dans un monde qui n'était pas le mien. Ce monde de strasse qui cache sous cette couche de paillette bien des horreures.
La vie du groupe reprit peu à peu sous mes yeux,ils se parlaient, rigolaient, et moi j'étais là plantée en plein milieu.
Ce qu'ils étaient? De sales gosses capricieux pas fichus de savoir accueillir correctement une invitée.
Certes, alors qu'ils s'apprettent à découvrire une invitée qui ne sait pas se tenir face a ces hotes.
Je m'avachis comme une larve sur un canapé qui comblait un angle.
Je les ignorais, comme ils m'ignoraient.
Ils pariaient que j'ai sale caractére.
Et bien pariez mes chers "amis". J'allais vous donner toutes les raisons de parier là dessus.
Voyant qu'ils ne faisaient pas plus attention à moi qu'à une mouche, je sortis mon mp3 et cherchai LA chanson.
[
ze chanson]
Je me mis à fredonner l'air. Puis voyant qu'on ne s'interressait toujours pas à moi, je chantai franchement:
"Je veux te voir
Dans un film pornographique
En action avec ta bite
Forme patatoes ou bien frites
Pour tout savoir
Sur ton anatomie
Sur ton jumeau Billy
Et vos accessoires fétiches.
Tomichounet c'est toi que je veux voir
Que je veux voir ce soir
Te faire ridiculiser par une fille qui drague mieux que toi
J'ai pas assez de mes 10 doigts pour les compter dans la salle
Toutes ces filles coiffées comme moi qui savent ce que tu vaux à poil"
Les 4 garçons me regardaient avec des yeux ronds. Nemo, le retour?
"Bah quoi? Chanson de yelle, remasteurisée par Calypso... Ca le fait non? =D"
Tom était rouge. De colérE? De honte? Qu'importe il était rouge. Et il déguerpit vite fait dans la piéce d'à coté.
Le brun éclata de rire. Il se leva, me prit la main et me la serra chaleureusement.
"Je crois qu'on est parti sur de mauvaises bases. Je m'appelle Bill et pas Billy xD et lui c'est Gustav! Je ne te présente plus Tom..."
Finalement, ce sont peut être pas tous des pourris...
-startulip-